Arbitrage & Règlement


ARBITRAGE & JUGE-ARBITRAGE :

L’arbitre :

A l’instar des autres disciplines sportives, les arbitres, garants de la bonne tenue d’une partie, sont des acteurs indispensables à la pratique du tennis de table en compétition.

Il est responsable de la bonne application des règles du jeu et de sa continuité.

Il doit être neutre et impartial et doit veiller au bon comportement des deux joueurs.

 

Le juge-arbitre :

Le Juge Arbitre est responsable dans la salle du bon déroulement d’une épreuve.

Une rencontre de Championnat de France par équipes doit être, normalement, dirigée par un juge-arbitre élevé au moins au grade de J.A. 1er degré.

Cette personne devra être majeure, licenciée (licence traditionnelle) pour la saison en cours, jouir de ses droits civiques et avoir satisfait aux conditions imposées par la F.F.T.T. pour l’obtention du grade de juge-arbitre 1er degré.

En conséquence, toute personne élevée au grade de J.A. 1er degré devra avoir pris connaissance du dernier règlement en vigueur et l’avoir assimilé.

Elle devra se tenir au courant de toutes les modifications ou précisions apportées à ce règlement, depuis sa nomination, ainsi que des additifs et spécificités concernant le Championnat de sa ligue et de son département.

De plus, lorsqu’un J.A. 1er degré sera appelé à officier en qualité de juge-arbitre d’une rencontre de championnat par équipes, il devra impérativement être muni du dernier règlement en vigueur au jour de la rencontre, du livret des REGLES DU JEU ainsi que de la liste des revêtements à jour, cela afin d’être en mesure de justifier toute décision qu’il serait amené à prendre au cours de la rencontre.

Le manuel du JA1

GIRPE devient petit à petit incontournable pour la gestion des rencontres, il permet de gagner du temps et offre de nombreux autres avantages.

 

RÈGLEMENT POUR LES COMPÉTITIONS PLACÉES SOUS L’ÉGIDE DE LA FFTT :

1- PORTÉE DES RÈGLES ET DES RÈGLEMENTS :

Chaque épreuve ou compétition placée sous l’égide de la Fédération possède un règlement qui lui est propre. Les règlements sportifs fédéraux déterminent les qualifications et le champ d’application pour chaque type de compétition.

 

2 – ÉQUIPEMENT :

1 – Agrément et autorisation :

1 – L’agrément et l’homologation de l’équipement de jeu sont effectués par le groupe fédéral des Equipements, agissant au nom du Comité Directeur Fédéral. Seules des marques agréées par l’ITTF ou la Fédération Française de Tennis de Table* peuvent être utilisées pour toutes les épreuves et compétitions organisées sous l’égide de la FFTT. La liste des matériels agréés et les normes sont consultables sur le site fédéral. * Tables conformes à la norme NF EN 14468-1 A et B de mars 2005 et filet NF EN 14468-2 A et B de septembre 2005.

2 – Pour toutes les compétitions nationales organisées par la FFTT, les formulaires d’engagement ou documents d’information doivent spécifier la marque et la couleur des tables et des balles qui seront utilisées lors de l’épreuve.

3 – Le revêtement d’une face de la palette utilisée pour frapper la balle doit être d’une marque et d’un type ayant reçu de l’ITTF l’agrément, valable au moment de son utilisation, dont la liste est publiée par l’ITTF et diffusée par la FFTT. Le sigle « ITTF » doit être nettement visible, près du bord de la surface de frappe.

 

2 – Tenue de jeu :

1 – La tenue de jeu se compose d’une chemisette à manches courtes ou sans manche et d’un short, d’une jupe ou d’un vêtement d’une seule pièce, de chaussettes et de chaussures de sport ; d’autres vêtements, tels que tout ou partie d’un survêtement, ne peuvent être portés durant le jeu qu’avec l’autorisation expresse du juge arbitre.

2 – Sauf en ce qui concerne les manches et le col des chemisettes, la couleur principale des chemisettes, des shorts et des jupes doit être nettement différente de la couleur de la balle qui est utilisée.

3 – Une tenue de jeu peut porter des chiffres ou des lettres au dos de la chemisette en vue de permettre l’identification du joueur ou, dans les rencontres par équipes, de son association ainsi que des publicités conformes aux dispositions de l’article prévu à cet effet ; lorsque le nom du joueur figure au dos de la chemisette, cette inscription doit se situer juste en-dessous du col.

4 – Tout dossard dont le port est exigé par les organisateurs en vue de permettre l’identification des joueurs a priorité sur des publicités présentes au centre du dos d’une chemisette ; les dimensions de ces dossards ne peuvent excéder 600 cm². 3.2.2.5

5 – Toutes les inscriptions ou garnitures situées sur le devant ou sur le côté d’un vêtement, de même que tous les objets – tels que bijoux – portés par le joueur, ne peuvent pas être trop voyants ou brillamment réfléchissants ou de nature à gêner la visibilité du joueur adverse.

6 – Les tenues de jeu ne peuvent porter des motifs ou des inscriptions offensant ou susceptibles de discréditer le Tennis de Table.

7 – Toute question concernant le caractère réglementaire ou l’admissibilité d’une tenue de jeu est du ressort du juge arbitre.

8 – Les joueurs d’une équipe participant à une rencontre par équipes, ainsi que les joueurs d’une même association constituant une paire de double, doivent porter une tenue sportive identique, à l’exception possible des chaussettes, des chaussures ainsi que du dossard, des dimensions, de la ou des couleurs et du motif des publicités sur les tenues de jeu.

9 – Les joueurs ou les paires opposés dans une partie doivent porter des chemisettes de couleurs suffisamment distinctes pour permettre aux spectateurs de les différencier aisément.

10 – Lorsque des joueurs ou des équipes devant s’opposer portent des tenues de jeu similaires et ne parviennent pas à décider d’un commun accord qui doit changer de tenue, la décision sera déterminée par tirage au sort.

 

3 – Conditions de jeu :

1 – On appelle « espace de jeu » le volume parallélépipédique délimité au sol par des entourages particuliers interdisant tout accès dans l’emplacement réservé à la table, aux officiels et aux joueurs, et en hauteur par la dimension au-dessous de laquelle la trajectoire de la balle ne doit pas être gênée par un plan matériel quelconque – éclairage, plafond, etc.

Nota Dimensions : L’espace de jeu ne peut pas mesurer moins de 14 m de long, 7 m de large et 5 m de haut, pour les Championnats du Monde ou d’Europe ; Pour les autres épreuves internationales ou nationales, les dimensions minimales sont 12 m de long, 6 m de large et 4,5 m de haut. Les dimensions ainsi fixées s’entendent pour des aires de jeu délimitées par des entourages. Toutefois, lors de la présence de plusieurs tables rangées parallèlement, la suppression des entourages latéraux peut permettre de diminuer la largeur de 50 cm.

2 – On appelle « aire de jeu » la surface délimitée par des entourages ou séparations de couleur foncée, rigides mais non susceptibles de blesser un joueur qui les heurterait en cours de jeu, d’environ 75 cm de haut et la séparant, ainsi, des aires de jeu voisines et des spectateurs ;

3 – Dans les compétitions nationales, l’intensité lumineuse, mesurée au niveau de la surface de jeu, doit être d’au moins 500 ou 800 lux en conformité avec les critères d’homologation et le coefficient d’uniformité doit être de 0,7. Le coefficient d’uniformité et l’intensité lumineuse seront contrôlés au minimum tous les 3 ans.

4 – Lorsque plusieurs tables sont utilisées, le niveau de l’éclairage doit être le même pour chacune d’entre elles et celui de l’arrière-plan de la salle de compétition ne peut être supérieur au niveau d’éclairage le plus faible mesuré dans les aires de jeu.

5 – La source lumineuse ne peut pas se trouver à moins de 4,5 m au-dessus de la surface du sol. – Voir critères d’homologation fédérale des salles disponibles sur le site www.fftt.com ou sur simple demande auprès de la FFTT.

6 – L’arrière-plan doit être de ton pastel, mat et uniforme dans son ensemble, et ne peut comporter ni sources lumineuses brillantes, ni lumière du jour passant au travers de fenêtres ou d’autres ouvertures non occultées. Au-dessus de 3 mètres, une teinte claire non brillante pourra être utilisée.

7 – Le sol, ou le revêtement du sol, doit répondre à la norme AFNOR NFP 90 203, consultable au siège de la Fédération. En championnat par équipes de PRO A, le sol doit être obligatoirement de couleur uniforme, sans tracé ou inscriptions peintes, collées ou incrustées.

8 – Les modalités d’application des critères d’homologation sont mentionnées dans le livret “Construire ou réhabiliter une salle de tennis de table” disponible sur le site www.fftt.com ou sur simple demande auprès de la FFTT.

 

4 – Collage des revêtements :

1 – Les revêtements ne peuvent être attachés aux palettes des raquettes qu’à l’aide de feuilles adhésives sensibles à la pression (P.S.A.) ou d’adhésifs ne contenant pas de solvants organiques volatils. Des matières adhésives contenant des solvants organiques volatils ne peuvent plus être utilisés depuis le 1er septembre 2008.

2 – Sur décision du Comité directeur de l’échelon concerné, des contrôles en vue de détecter la présence de solvants organiques volatils peuvent être effectués, lors de séances d’entraînements ou lors des compétitions, par des personnes habilitées, à l’aide d’un matériel spécifique apte à détecter ces solvants. Les joueurs doivent se conformer aux directives de ce contrôle. En cas de refus, lors de compétitions, le juge-arbitre est habilité à prononcer l’exclusion du joueur.

3 – Pour toutes les compétitions, un emplacement bien ventilé est mis à la disposition des joueurs pour la mise en place des revêtements sur la palette. Le collage ou le recollage ne peut pas se faire ailleurs sur le site des compétitions. Tout joueur pris en flagrant délit de collage ou de recollage dans un autre endroit que celui prévu, peut être exclu de la compétition par le juge-arbitre et des sanctions sportives peuvent être prises à son encontre par la commission sportive de l’échelon concerné.

 

5- Publicités :

1 – A l’intérieur des aires de jeu, les publicités ne peuvent figurer que sur le matériel ou sur les équipements qui y sont normalement présents, et il ne peut pas y avoir de supports publicitaires supplémentaires.

2 – Des couleurs fluorescentes ou luminescentes ne peuvent être utilisées à l’intérieur des aires de jeu.

3 – Les inscriptions ou les symboles qui figurent sur les faces intérieures des séparations ne peuvent comporter de couleur blanche ou orange, ni plus de deux couleurs différentes et ne peuvent dépasser 40 cm de hauteur ; il est recommandé que la couleur de ces inscriptions ou symboles soit la même que celle des séparations, mais légèrement plus claire ou légèrement plus foncée.

4 – Les inscriptions sur le revêtement du sol ne peuvent comporter ni couleur blanche, ni couleur orange et doivent être, soit d’une couleur légèrement plus claire ou légèrement plus foncée que la couleur de fond, soit noires.

5 – Il peut y avoir jusqu’à quatre publicités sur le revêtement du sol dans l’aire de jeu, une à chaque extrémité et une de chaque côté de la table, chacune d’entre elles étant contenue dans une superficie totale de 2,50 m². Ces publicités ne peuvent pas se trouver à moins d’1 m des séparations latérales, et celles se situant près des extrémités de l’aire de jeu ne peuvent être à plus de 2 m des séparations.

6 – Des publicités permanentes, limitées à la marque de fabrique, au symbole ou au nom du fabricant, ou au type de table, ne peuvent figurer qu’une seule fois sur chaque moitié des bords longitudinaux de la surface de jeu.

Il peut y avoir une publicité temporaire sur chaque moitié de chacun des bords latéraux du plateau supérieur de la table, et une à chaque extrémité de ce plateau.

Ces publicités temporaires doivent être nettement séparées de toute publicité permanente ; elles ne peuvent être pour d’autres fournisseurs d’équipement de tennis de table et leur longueur ne peut dépasser 60 cm.

7 – Les publicités sur les filets doivent être d’une couleur soit légèrement plus claire, soit légèrement plus foncée que celle du filet, et ne peuvent pas se trouver à moins de 3 cm de la bande constituant le bord supérieur du filet et ne doivent pas gêner la visibilité au travers des mailles.

8 – Les publicités sur les tables d’arbitres ou sur toute autre pièce de mobilier se trouvant à l’intérieur de l’aire de jeu doivent être contenues sur chaque face dans une superficie totale maximale de 750 cm².

9 – Les publicités sur les tenues de jeu des joueurs sont limitées à :

  • la marque de fabrique habituelle, le symbole, le sigle ou le nom du fabricant, contenus dans une superficie totale maximale de 24 cm² ; elle peut être portée sur chaque effet ;
  • au maximum six publicités nettement séparées les unes des autres, contenues dans une superficie maximale totale de 600 cm², sur le devant, les côtés ou les épaules d’une chemisette, avec un maximum de quatre sur le devant de la chemisette ;

Pour les équipes des associations évoluant en Pro A et Pro B, il est toléré sur les tenues trois publicités supplémentaires réservées uniquement aux partenaires institutionnels (Conseils régionaux, Conseils généraux et municipalités) et dans le respect de la surface réglementaire en vigueur (600 cm2).

  • au maximum deux publicités au dos de la chemisette, contenues dans une superficie totale maximale de 400 cm2 ;
  • au maximum deux publicités contenues dans une superficie maximale totale de 120 cm² uniquement sur le devant et sur les côtés des shorts ou des jupes.

10 – Les publicités sur les dossards doivent être contenues dans une superficie totale maximale de 100 cm².

11 – Les publicités sur les tenues des arbitres doivent être comprises dans une superficie totale maximale de 40 cm².

12 – Il ne peut y avoir de publicité sur les vêtements sportifs des joueurs, ou sur leurs dossards, pour les tabacs, les boissons alcoolisées ou toute substance nuisible.

 

3- LES OFFICIELS RESPONSABLES DE LA COMPÉTITION :

1 – Le Juge-Arbitre :

1 – Pour toute épreuve nationale, la commission compétente des arbitres désigne un juge arbitre. Son identité, ainsi que l’emplacement où il se trouve, doivent être communiqués aux participants et, le cas échéant, aux capitaines d’équipes.

2 – Le juge-arbitre est responsable de :

  • l’élaboration des tableaux ;
  • la programmation des parties en fonction de l’horaire retenu et des tables disponibles ; – la désignation des officiels (arbitres et arbitres adjoints) ;
  • la tenue, avant le début de la compétition, d’une réunion d’information pour les arbitres ;
  • le contrôle de la qualification des joueurs ;
  • la décision de suspendre le jeu, lorsqu’un incident accidentel se produit ;
  • la décision de permettre aux joueurs de quitter l’aire de jeu pendant une partie ;
  • la décision de prolonger les périodes réglementaires d’adaptation aux conditions de jeu ;
  • la décision de permettre à des joueurs de porter des survêtements au cours d’une partie ;
  • les décisions relatives à toute question d’interprétation des règles ou des règlements, y compris la conformité des tenues de jeu, des équipements et des conditions de jeu ;
  • la décision de permettre aux joueurs d’échanger des balles durant les interruptions de jeu exceptionnelles et de la table où ils peuvent le faire ;
  • la prise de mesures disciplinaires en cas de comportement inconvenant ou d’autres infractions aux règlements.

3 – Lorsque certaines fonctions du juge-arbitre sont déléguées à d’autres personnes, les responsabilités spécifiques ainsi que les emplacements où se trouvent chacune de ces personnes doivent être communiqués aux participants et, le cas échéant, aux capitaines d’équipes.

4 – Le juge-arbitre, ou un remplaçant responsable désigné pour en exercer l’autorité pendant son absence, doit être présent à tout moment durant le déroulement des compétitions.

5 – Lorsqu’il estime qu’il est opportun d’agir ainsi, le juge-arbitre peut, à tout moment, procéder au remplacement d’un officiel d’une partie par un autre, mais en aucun cas il ne peut modifier une décision déjà prise par l’officiel remplacé, sur une question de fait relevant de sa compétence.

6 –  Les joueurs se trouvent sous la juridiction du juge-arbitre à partir du moment où ils accèdent à la salle de compétition jusqu’au moment où ils la quittent.

 

2 – L’arbitre et ses auxiliaires :

1 – Chaque partie doit être dirigée par un arbitre et un arbitre adjoint.

2 – L’arbitre est assis ou se tient debout dans le prolongement du filet tandis que l’arbitre adjoint est assis en face de lui de l’autre côté de la table.

3 – L’arbitre a pour mission :

  • de vérifier la conformité de l’équipement et des conditions de jeu, et a aussi l’obligation de signaler tout manquement en cette matière au juge-arbitre ;
  • de prendre une balle au hasard comme prévu aux – d’effectuer le tirage au sort pour le choix du service, de la réception et du camp ;
  • de décider s’il y a lieu de permettre à un joueur, en raison d’une incapacité physique, de déroger à une des règles particulières fixées pour l’exécution d’un service correct ;
  • de surveiller l’ordre du service, de la réception et des camps et de corriger toute erreur en ce domaine ;
  • de décider si un échange se termine par l’attribution d’un point ou s’il est à rejouer ;
  • de l’annonce de la marque, conformément à la procédure spécifiée ;
  • de la mise en application de la règle d’accélération au moment requis ;
  • d’assurer la continuité du jeu ;
  • de prendre les mesures qui s’imposent en cas d’infraction aux règlements en matière de conseils aux joueurs ou de comportement répréhensible.
  • de déterminer par tirage au sort quel joueur, quelle paire ou quelle équipe doivent changer de chemisette lorsque les joueurs ou les équipes opposés l’un à l’autre portent des chemisettes similaires et ne parviennent pas à décider de commun accord lequel ou laquelle d’entre eux vont changer de chemisette.

L’arbitre adjoint :

  • décide si la balle en jeu touche ou non l’arête de la surface de jeu du côté de la table le plus proche de lui ;
  • informe l’arbitre des infractions qu’il constate en matière de conseils et de comportements.

5 – L’arbitre et l’arbitre adjoint peuvent l’un et l’autre :

  • décider que l’exécution d’un service n’est pas réglementaire ;
  • décider qu’au cours de l’exécution d’un service réglementaire par ailleurs, la balle a touché le filet ou ses accessoires en les franchissant ou en les contournant ;
  • décider si un joueur a fait obstruction à la balle ;
  • décider que les conditions de jeu sont perturbées d’une manière telle que l’issue d’un échange pourrait en être influencée ;
  • chronométrer la durée de la période d’adaptation aux conditions de jeu, le temps de jeu et les temps d’arrêts autorisés.

6 – Lorsque la règle d’accélération est mise en application, le décompte des renvois du joueur ou de la paire qui relance est assuré soit par l’arbitre adjoint, soit par un officiel distinct.

7 – Une décision prise en application des dispositions des points 6, soit par l’arbitre adjoint, soit par le compteur de renvois ne peut pas être déjugée par l’arbitre.

8 – Les joueurs se trouvent sous la juridiction de l’arbitre à partir du moment où ils accèdent à l’aire de jeu jusqu’au moment où ils la quittent.

 

3 – Appels :

1 – Aucun accord entre les joueurs, dans une épreuve individuelle, ou entre les capitaines d’équipes, dans une épreuve par équipes, ne peut modifier une décision relative à une question de fait prise par un officiel responsable d’une partie, ni une décision prise par le juge-arbitre responsable sur une question d’interprétation d’une règle ou prise par le Comité directeur responsable sur toute autre question relative à la conduite d’une compétition.

2 – Aucun appel ne peut être interjeté auprès du juge-arbitre contre une décision prise sur une question de fait par un officiel responsable d’une partie, ou auprès du Comité directeur contre une décision prise par le juge-arbitre responsable sur une question d’interprétation d’une règle.

3 – En matière d’interprétation des règles ou des règlements, un appel contre une décision d’un officiel responsable de la partie peut être interjeté auprès du juge-arbitre; dans ce cas, la décision que prend le juge-arbitre est définitive.

4 – Lorsqu’il s’agit d’une question relative à la conduite d’une compétition ou d’une partie et que cette question n’est couverte ni par les règles ni par les règlements, un appel contre une décision du juge-arbitre peut être interjeté auprès du jury d’appel de la compétition ; dans ce cas, la décision que prend ce jury est définitive.

5 – Dans une épreuve individuelle, seul un joueur participant à une partie au cours de laquelle l’incident s’est produit peut interjeter appel ; dans une épreuve par équipes, seul le capitaine d’une équipe participant à la rencontre par équipes au cours de laquelle l’incident s’est produit peut interjeter appel.

 

4 – LA CONDUITE D’UNE PARTIE :

1 – Indication du score :

1 – L’arbitre annonce le score dès que la balle cesse d’être en jeu à la fin d’un échange ou aussitôt qu’il peut le faire par la suite.

  • Lors de l’annonce du score durant une manche, l’arbitre annonce d’abord le nombre de points marqués par le joueur ou par la paire qui doit servir lors de l’échange suivant, et ensuite le nombre de points marqués par les joueurs ou par la paire adverse.
  • Au début de chaque manche, ainsi qu’au moment où doit s’effectuer un changement de serveur, l’arbitre doit pointer la main vers le prochain serveur et peut également faire suivre l’annonce du score par le nom de ce serveur.
  • A la fin de chaque manche, l’arbitre annonce le nom du joueur ou de la paire gagnante, et ensuite le nombre de points marqués par le joueur ou par la paire gagnante suivi du nombre de points marqués par le joueur ou par la paire perdante.

2 – Pour indiquer ses décisions, l’arbitre peut, en plus de l’annonce du score, utiliser des signaux gestuels.

  • Lorsqu’un point a été marqué, il peut élever à hauteur d’épaule la main la plus proche du joueur ou de la paire qui a marqué le point.
  • Quand, pour une raison quelconque, l’échange est à rejouer, il doit lever la main au-dessus de la tête pour indiquer que l’échange est terminé.

3 – Le score et, quand la règle d’accélération est en application, le nombre de coups, doivent être annoncés dans une langue acceptable pour les deux joueurs ou les deux paires, ainsi que pour l’arbitre, ou en anglais s’il s’agit d’une compétition internationale.

4 – Le score doit être affiché sur des marqueurs mécaniques ou électriques de manière à être clairement visible des joueurs ainsi que des spectateurs.

5 – Lorsqu’un joueur reçoit un avertissement formel pour comportement inconvenant, un signe distinctif de couleur jaune est placé sur ou près du marqueur, du côté du score du joueur en question.

NOTA – Quand la balle touche l’arête de la table, l’arbitre ou l’arbitre adjoint peut pointer du doigt le côté de la table lui faisant face.

2- Équipement :

1 – Les joueurs ne peuvent pas effectuer le choix des balles dans l’aire de jeu.

  • Dans la mesure du possible, les joueurs se verront offrir la possibilité de choisir une ou plusieurs balles avant de venir dans l’aire de jeu et la partie se déroulera avec une de ces balles, prise au hasard par l’arbitre.
  • Si la balle n’a pas été choisie avant que les joueurs ne se rendent dans l’aire de jeu, la partie doit se dérouler avec une balle prise au hasard par l’arbitre dans une boîte contenant des balles sélectionnées pour la compétition.
  • Si une balle est endommagée au cours d’une partie, elle est remplacée par une autre parmi celles choisies avant le début de la partie, ou, si une telle balle n’est pas disponible, par une balle prise au hasard par l’arbitre dans une boîte contenant des balles sélectionnées pour la compétition.

2 – La revêtement de la raquette doit être utilisée telle qu’elle a été autorisée par l’ITTF sans avoir subi aucun traitement physique, chimique ou autre, ni aucun changement ou aucune modification soit de ses qualités de jeu, soit en matière de friction, de couleur, de structure, de surface,etc.

3 – Au cours d’une partie, une raquette peut être remplacée, uniquement si elle a été accidentellement endommagée de telle manière qu’il n’est plus possible de l’utiliser telle quelle ; dans pareil cas, la raquette endommagée doit être immédiatement remplacée par une autre apportée par le joueur près de l’aire de jeu, ou par une raquette qui lui est transmise dans l’aire de jeu.

4 – Sauf autorisation expresse de l’arbitre, les joueurs doivent laisser leur raquette sur la table de la partie lors des interruptions de jeu.

 

3 – Adaptation aux conditions de jeu :

1 – Au cours des 2 minutes qui précèdent immédiatement le début d’une partie, les joueurs ont le droit de s’adapter à la table où ils doivent disputer cette partie, mais ils n’ont pas le droit d’échanger des balles durant les intervalles de jeu normaux ; cette période d’adaptation spécifique ne peut être prolongée qu’avec la permission du juge-arbitre.

2 – Au cours d’une interruption de jeu exceptionnelle le juge-arbitre peut, à sa discrétion, autoriser les joueurs à échanger des balles sur n’importe quelle table, y compris la table sur laquelle se déroule la partie.

3 – Les joueurs doivent se voir offrir une possibilité raisonnable d’examiner tout équipement qu’ils vont devoir utiliser et de se familiariser avec cet équipement ; ceci ne leur confère toutefois pas automatiquement le droit d’effectuer plus de quelques échanges avant de reprendre le jeu après le remplacement d’une balle ou d’une raquette.

 

4 – Interruptions de jeu :

1 – Le jeu doit être continu tout au long d’une partie ; toutefois, chaque joueur a droit à :

  • une interruption de jeu d’1 minute maximum entre deux manches successives d’une partie.
  • de courtes interruptions de jeu afin de s’éponger à l’issue de chaque série de six points après le début de chaque manche et au changement de camp lors de la dernière manche possible d’une partie.

2 – Au cours de chaque partie, chaque joueur, ou, en double, chaque paire, a droit à un temps mort d’ 1 minute maximum.

  • Dans une épreuve individuelle, le temps mort peut être demandé soit par le joueur ou par la paire, soit par le conseilleur désigné avant le début de la partie ; dans une épreuve par équipes, le temps mort peut être demandé soit par le joueur ou la paire, soit par le capitaine d’équipe.
  • Lorsqu’un joueur ou une paire et un conseilleur ou un capitaine d’équipe ne sont pas d’accord s’il y a lieu ou non de prendre un temps mort, la décision finale appartient au joueur ou à la paire dans une partie individuelle et au capitaine d’équipe dans une rencontre par équipes.
  • La demande d’un temps mort, qui ne peut intervenir que lorsque la balle n’est pas en jeu, doit être faite en formant le signe « T » avec les mains et ne peut s’effectuer qu’entre deux échanges.
  • Lorsqu’une demande de temps mort a été introduite conformément au règlement, l’arbitre suspend le jeu et brandit un carton blanc de la main se trouvant du côté du joueur ou de la paire qui en fait la demande. Un carton blanc, ou un autre témoin approprié, est placé sur la table dans le camp du joueur ou de la paire en question.
  • Le carton blanc ou le témoin doit être enlevé et le jeu doit reprendre dès que le joueur ou la paire qui a demandé le temps mort est prêt à poursuivre la partie ou, si l’interruption se prolonge, lorsqu’une minute s’est écoulée.
  • Lorsqu’une demande valable de temps mort est effectuée simultanément par l’un et l’autre des deux joueurs ou des deux paires, le jeu doit reprendre dès que les deux joueurs ou les deux paires sont prêts ou, si l’interruption se prolonge, lorsqu’une minute s’est écoulée, et ni l’un ni l’autre des joueurs ou des paires n’aura droit à un autre temps mort au cours de cette même partie.

3 – Il n’y a pas d’intervalle entre les parties d’une rencontre par équipes. Si un joueur est amené à devoir disputer deux parties successives, il a droit à une interruption de cinq minutes entre ces deux parties. En Pro A et Pro B, la rencontre est interrompue entre la troisième et la quatrième partie. La durée de cette interruption est définie par le club recevant ; elle ne peut pas dépasser quinze minutes.

4 – Le juge-arbitre peut autoriser une suspension de jeu de durée la plus courte possible mais ne pouvant en aucun cas dépasser 10 minutes si, à la suite d’un accident, un joueur est mis dans l’incapacité temporaire de jouer, à condition que dans l’opinion du juge-arbitre cette suspension de jeu ne soit pas de nature à désavantager indûment le joueur ou la paire adverse.

5 – Il ne peut pas être accordé de suspension de jeu si, au début de la partie, l’incapacité existait déjà ou pouvait être raisonnablement escomptée, ou si elle résulte des efforts normaux du jeu ; une incapacité telle qu’une crampe ou un état d’épuisement découlant de l’état physique du joueur au moment de l’incident ne peut justifier une telle suspension, qui ne peut être accordée que pour une incapacité résultant d’un accident, comme par exemple une blessure causée par une chute.

6 – Si quelqu’un saigne dans l’aire de jeu, le jeu doit immédiatement être interrompu et ne pourra reprendre que si la personne en question a reçu le traitement médical adéquat, et que toute trace de sang a été éliminée dans l’aire de jeu.

7 – Sauf autorisation du juge arbitre, les joueurs doivent se trouver dans ou à proximité de l’aire de jeu pendant toute la durée d’une partie ; pendant les temps d’arrêt entre les manches et les temps morts, ils ne peuvent s’éloigner de plus de 3 mètres de l’aire de jeu et doivent rester sous la surveillance de l’arbitre.

 

5 – DISCIPLINE :

1 – Conseils aux joueurs :

1 – Au cours d’une compétition par équipes les joueurs peuvent recevoir des conseils de n’importe quel licencié.

2 – Au cours d’une compétition individuelle, un joueur ou une paire ne peut recevoir de conseils que d’une seule personne, désignée à l’avance à l’arbitre ; toutefois, lorsque des joueurs d’une paire de double appartiennent à des associations différentes chacun d’entre eux peut désigner un conseilleur mais, en fonction des points 1 et 2 ces deux conseilleurs doivent être considérés comme une seule et même personne ; si une personne non autorisée donne des conseils, l’arbitre brandit un carton rouge et l’expulse hors des abords de l’aire de jeu.

3 – Un joueur ou une paire ne peut recevoir de conseils que durant les intervalles entre les manches, et au cours de toute autre suspension de jeu autorisée, mais non entre la fin de la période d’adaptation aux conditions de jeu et le début de la partie ; si une personne autorisée donne des conseils à d’autres moments, l’arbitre brandit un carton jaune et l’avertit que toute infraction ultérieure aura comme conséquence son expulsion hors des abords de l’aire de jeu.

4 – Si, après qu’un avertissement a été donné, quiconque, dans la même rencontre par équipes ou dans la même partie d’une compétition individuelle, donne à nouveau des conseils de manière illicite, l’arbitre brandit un carton rouge et l’expulse hors des abords de l’aire de jeu, qu’il soit ou non celui ayant reçu l’avertissement préalable.

5 – Dans une rencontre par équipes, le conseilleur qui a été expulsé n’est pas autorisé à rejoindre l’aire de jeu jusqu’à ce que la rencontre par équipes soit terminée, sauf s’il est appelé à jouer et il ne peut pas être remplacé par un autre conseilleur ; dans une épreuve individuelle, il n’est pas autorisé à rejoindre l’aire de jeu avant la fin de la partie.

6 – Si le conseilleur qui a été expulsé refuse de quitter l’aire de jeu ou revient avant la fin de la partie, l’arbitre interrompt le jeu et fait rapport au juge-arbitre.

7 – Cette réglementation concerne uniquement les conseils relatifs au jeu et ne peut empêcher un joueur ou un capitaine, selon le cas, d’interjeter un appel légitime (Art. 3) ni entraver une consultation entre un joueur et un représentant de son association en vue d’obtenir une explication au sujet d’une décision de droit.

 

2 – Comportement des joueurs et des conseilleurs :

1 – Les joueurs et les conseilleurs doivent s’abstenir de tout comportement qui pourrait influencer un adversaire de manière déloyale, offenser les spectateurs ou jeter le discrédit sur le tennis de table, tel que notamment utiliser un langage inconvenant ou proférer des insultes, casser volontairement la balle ou l’expédier volontairement hors de l’aire de jeu, donner des coups de pied dans la table ou dans les séparations, ou manquer de respect à l’égard des officiels de la partie.

2 – Si, à un moment quelconque, le comportement inconvenant d’un joueur ou d’un conseilleur est suffisamment grave, l’arbitre interrompt le jeu et fait immédiatement rapport au juge-arbitre ; pour tout autre comportement inacceptable l’arbitre peut, à la première faute, brandir un carton jaune et avertir le coupable que toute infraction ultérieure sera susceptible d’entraîner l’application de points de pénalisation.

3 – Sauf comme prévu aux points 3.5.2.2 et 3.5.2.5  si un joueur qui a reçu un avertissement récidive dans la même partie individuelle ou dans la même rencontre par équipes, l’arbitre accorde un point à l’adversaire du coupable, et, pour une infraction ultérieure, 2 points, en brandissant à chaque fois à la fois un carton jaune et un carton rouge.

4 – Si un joueur qui s’est vu infliger 3 points de pénalisation dans la même partie individuelle ou dans la même rencontre par équipes continue à se méconduire, l’arbitre interrompt le jeu et fait immédiatement rapport au juge-arbitre.

5 – Si, au cours d’une partie, un joueur change de raquette, l’arbitre interrompt le jeu et fait rapport au juge-arbitre.

6 – Un avertissement ou une pénalisation encourue par l’un quelconque des joueurs d’une paire de double s’applique à la paire dans son ensemble, mais, dans une partie ultérieure d’une même rencontre par équipes, elle ne s’applique pas au joueur non coupable. Au début d’une partie de double d’une rencontre par équipes, la paire est considérée comme ayant encouru la plus haute des sanctions – avertissement, ou un ou deux points de pénalisation – encourue au cours de la même rencontre par équipes par l’un ou l’autre des joueurs qui la composent.

7 – Sauf comme prévu au point 3.5.2.2, si un conseilleur qui a reçu un avertissement récidive dans la même partie individuelle ou dans la même rencontre par équipes, l’arbitre brandit un carton rouge et l’expulse hors des abords de l’aire de jeu jusqu’à la fin de la rencontre par équipes ou, dans une compétition individuelle, jusqu’à la fin de la partie.

8 – En cas de comportement gravement déloyal ou offensant, le juge-arbitre peut, à sa discrétion, disqualifier un joueur pour une partie individuelle, pour une rencontre par équipes, pour une épreuve ou pour toute une compétition, que ce comportement lui ait ou non été signalé par l’arbitre ; dans de pareils cas, le juge-arbitre brandit un carton rouge.

9 – Si un joueur est disqualifié lors de deux parties d’une épreuve par équipes ou d’une épreuve individuelle, il sera automatiquement disqualifié pour le restant de cette épreuve par équipes ou de cette compétition individuelle.

10 – Le juge-arbitre peut disqualifier pour le restant de la compétition quiconque a été exclu deux fois de l’aire de jeu au cours de ladite compétition.

11 – Les cas graves de mauvais comportement feront l’objet d’un rapport à la Commission sportive de l’échelon considéré.